Ingénieurs français à l'étranger, un amour réciproque

Ingénieurs français à l'étranger, un amour réciproque

 

17 Septembre 2013 | Romain Proton | 0 commentaire

Ingénieurs français à l'étranger, un amour réciproque

L'Observatoire des Ingénieurs a publié comme chaque année sa grande enquête sur les ingénieurs français, soit l'étude des situations de 778 000 ingénieurs de moins de 65 ans.

L'étude confirme la tendance du départ à l'étranger qui a légèrement progressé depuis 2012, passant de 15.2 % à 15.5 % d'ingénieurs français travaillant à l'étranger, soit 105 260 personnes concernées.

 

Des départs qui s'inscrivent dans une logique de mobilité

 

Dans un premier temps, il faut savoir que 26 % des ingénieurs français qui partent à l'étranger le font avec le même employeur, dans des contextes de mutations ou de promotions, et 24 % partent de leur propre chef. Si le revenu global brut moyen est plus intéressant à l'étranger (Environ 50 000 euros/brut par an contre 40 000 euros/brut en Île de France), la comparaison reste difficile car la France offre certains avantages sociaux, notamment pour la sécurité maladie ou certaines charges, que la plupart des autres pays n'ont pas.

Il ne faut pas réellement s'inquiéter de ces départs, car il s'agit plus d'une aspiration globale à la mobilité que l'affirmation d'un refus de travailler en France. En effet, seulement 34 % des ingénieurs français expatriés n'envisagent plus de revenir travailler en France pendant leur carrière.

 

Des ingénieurs français compétents à l'étranger

 

Les cursus français d'ingénieurs intègrent dans leur formation un fort ancrage à l'international, ce qui incite les jeunes ingénieurs à explorer les opportunités hors du territoire national. L'industrie et la recherche étant profondément mondialisées, il ne faut pas vouloir déceler derrière un impact négatif, bien au contraire. Cela prouve que nos ingénieurs sont prisés à l'étranger, notamment grâce à nos formations prestigieuses au fort contenu scientifique qui ne trouvent pas d'équivalent ailleurs.

 

La France forme très peu d'ingénieurs, créant ainsi une élite qui est recherchée, aussi bien dans notre pays – les débouchés ne manquent pas -, qu'à l'étranger, où nos compétences sont prisées. De plus, les grandes entreprises françaises font la plus grosse partie de leur business à l'étranger.

 

Les destinations les plus courues sont la Suisse, avec 11.2 % d'ingénieurs français, suivie des États-Unis (10.9 %), l'Allemagne (9.6%), la Grande-Bretagne (7.5%). Il faut noter que la somme des ingénieurs français en Chine et dans les pays alentours atteignent désormais 11 %, plaçant ainsi l'Asie comme concurrent des États-Unis, l'écart se rapproche.

 

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