L'ESILV agit avec l'association Elles bougent

L'ESILV agit avec l'association Elles bougent

Nelly Rouyrès, Vice-présidente du Pôle Léonard de Vinci, revient sur la place des femmes dans les écoles d’ingénieurs et sur les initiatives menées par l’ESILV pour attirer plus de filles, notamment avec l'association Elles bougent.

07 Novembre 2014 | Romain Proton | 0 commentaire

L'ESILV agit avec l'association Elles bougent

Nelly Rouyrès est la Vice-présidente du Pôle Léonard de Vinci, qui comprend trois écoles : l’EMLV (école de management), l’IIM (école des métiers de l’internet et du multimédia) et l’ESILV (école d’ingénieurs).

Interviewée par digiSchool, Nelly Rouyrès revient sur la place des femmes dans les écoles d’ingénieurs et sur les initiatives menées par l’ESILV pour attirer davantage de filles dans ses formations.

« La proportion de filles à l’ESILV test relativement stable. ; elle dépasse les 20%, ce qui est pas mal pour une école qui œuvre dans le numérique » souligne Nelly Rouyrès.

Depuis 2 ans, l’ESILV a ouvert sa formation aux étudiants de Maths Sup/ Maths Spé (CPGE niveau Bac +2), ce qui a eu l’avantage d’augmenter légèrement le nombre de filles dans les promos. « Nous recrutons 25% de filles dans ces Prépas » détaille Nelly Rouyrès. 

Nelly Rouyrès met également en avant la transversalité au sein du Pôle Léonard de Vinci pour expliquer les 20% de filles à l’ESILV. « La possibilité de suivre des cours de l’école de management tout en suivant une formation d’ingénieur est un vrai plus. Cela attire les jeunes filles qui ont soif de connaissances généralistes et qui ont une grande ouverture d’esprit. De plus, les jeunes filles savent qu’elles n’évolueront pas dans un environnement exclusivement masculin dans la mesure où les étudiants des trois écoles étudient au sein du même campus à Paris La Défense » explique Nelly Rouyrès.

« Enfin, à l’ESILV nous nous posons la question du rôle sociétal de l’ingénieur : A quoi ça sert un ingénieur ? Qu’apporte-il à la société ? Comment peut-il faciliter la vie des gens ? Ces questions intéressent beaucoup les filles » analyse la Vice-présidente du Groupe Léonard de Vinci.

Au sein de l’ESILV, c’est dans la filière finance que vous aurez la chance de croiser le plus de filles. « La filière Energie, qui ouvre à la rentrée 2014, a de grandes chances de séduire les filles aussi. Par expérience, je sais en effet que le secteur de l’énergie attire pas mal les jeunes filles » ajoute la Vice-présidente du Pôle Léonard de Vinci.

 

Les initiatives menées par l’ESILV pour attirer les filles

L’ESILV est partie prenante dans l’association Elles bougent. Anne-Marie Pattard, la directrice communication et marketing du Groupe Léonard de Vinci est Vice présidente Communication de l’association Elles bougent. La majorité des actions sont faites à travers cette association : « Nous y trouvons un meilleur écho que des initiatives menées de façon plus isolée par l’école. C’est difficile de mener des actions visibles au niveau des écoles. Travailler en coopération avec une association est bien plus efficace. »

L’association Elles bougent a été créée en 2005. Au début il était question de féminiser les métiers du transport et du BTP. Aujourd’hui, cette problématique concerne tous les secteurs où les ingénieurs évoluent : énergie, numérique, aérospatial, production, etc. L’association intervient auprès des jeunes filles dès le collège. « Le stage de 3eme est notamment une expérience clé. Cette première immersion dans le monde de l’entreprise peut être révélatrice pour certaines demoiselles. C’est le meilleur moment pour parler aux plus jeunes et leur faire aimer nos métiers » raconte Nelly Rouyrès.

L’objectif de l’association Elles bougent est donc de faire en sorte que les métiers d’ingénieur se féminisent. « Dans ce secteur, les entreprises ont besoin de jeunes filles qualifiées et compétentes, nous faisons en sorte qu’elles les trouvent » commente Nelly Rouyrès.

« Cet enjeu répond à une problématique globale. De trop nombreux projets sont freinés par un manque de ressources humaines. Nous manquons d’ingénieures femmes. C’est une réalité ! Les jeunes filles doivent savoir que des métiers bien payés et passionnants les attendent et qu’elles seront accueillies à bras ouverts dans les entreprises ! » se passionne la Vice-présidente du Pôle Léonard de Vinci, elle-même ingénieure de formation.

L’association Elles bougent aide également les étudiantes déjà engagées dans des formations d’ingénieur à adopter la bonne attitude face à l’emploi. L’évènement « Réseaux et carrières au féminin » par exemple, est un forum réservé aux jeunes filles. Plusieurs entreprises sont présentes avec des postes à pourvoir. Des ateliers CV ainsi que des séances coaching sont organisés afin d’aider les jeunes filles ingénieures à « prendre confiance ». « Nous les accompagnons dans l’accès à l’emploi en les orientant vers les métiers qui leur conviennent le mieux. » Cet évènement parisien regroupe 300 jeunes filles d’une quarantaine d’écoles.

 

Focus sur l’association Elles bougent

  • 300 événements par an 
  • Rôle crucial de marraines qui témoignent auprès des jeunes filles 
  • 3 400 jeunes filles rencontrées en 2013 
  • 1 100 marraines 
  • 70 partenaires 
  • Omniprésence lors des grands évènements (stand sur le Salon de l’automobile, stands lors du salon du Bourget aérospatial notamment) 
  • Plus de 600 stages proposés aux élèves de 3 eme

 

Nelly Rouyrès, la Vice-présidente du Pôle Léonard de Vinci, est également trésorière de l’association Pascaline qui a notamment orchestré la campagne « Tu seras ingénieure ma fille » dans plusieurs villes de France. « Le travail lors de cette campagne s’est plus porté sur les prescripteurs, à savoir les fédérations de parents d’élèves, les conseillères orientation, les parents, etc. » raconte Nelly Rouyrès.

Nelly Rouyrès insiste d’ailleurs sur l’importance de communiquer auprès des parents et de les rassurer. « Nous avons toujours des jeunes filles présentes lors des stands des JPO de l’ESILV. Les parents ont très souvent des questions bien spécifiques sur la place des jeunes filles en écoles d’ingénieurs et sur les opportunités de carrière. C’est essentiel de pouvoir les rassurer en leur présentant des jeunes étudiantes ingénieures épanouies ! » sourit Nelly Rouyrès.

 

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