Fiche de cours Français - Philosophie : Thème de la guerre (partie 5)

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Cours
steph6987

Par steph6987

Mise à jour le 03-04-2015

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 Retrouvez également la fiche 1, la fiche 2, la fiche 3 et la fiche 4

 

 

Plan du document :

 

I. Présentation de l'épreuve

 

II. Méthode du résumé

 

III. Comment bien compter le nombre de mots ?

 

IV. Texte

 

V. Remarques sur le texte

 

VI. Travail d'analyse, trame du texte

 

VII. Résumé en 200 mots (+/- 10%)

 

 

 

 

 

I. Présentation de l'épreuve

 

 Le résumé de texte fait partie d'une épreuve générale de 4h composée en premier lieu du résumé et en second lieu d’une dissertation à partir d’une phrase tirée du texte à résumer. Autant dire que comprendre le texte à résumer est primordial en tout point pour cette double épreuve.

 

Le résumé compte pour 10 points et la dissertation aussi. 

 

Comme le disent les rapports de jury chaque année, pour le résumé, il est tenu compte, dans la notation, de la présentation, de la correction de la forme (syntaxe, orthographe), de la netteté de l'expression et de la clarté de la composition. 

 

 

 

 

II. Méthode du résumé

 

 

Tout d’abord, il faut vraiment assimiler la méthode pour parvenir à faire un bon résumé. Donc, veiller à bien s’entraîner avant l’épreuve pour que cela devienne un automatisme

À Centrale Supélec, on demande généralement un résumé de 200mots, à + ou – 10%, c’est-à- dire que l’on peut écrire de 180 mots à 220mots, mais le mieux est évidemment de se rapprocher du nombre demandé : un résumé trop court peut refléter des manques et omissions, quant un résumé trop long peut pécher par son manque de clarté et de concision.

 

La règle générale veut que l’on place une barre verticale tous les 50 mots, et que l’on indique à la fin de notre résumé, entre parenthèses, le nombre total de mots.

Attention à bien compter les mots, ce sans quoi vous serez pénalisés. 

 

 

Voici une méthode en 7 points, qui touche aussi bien au travail de préparation qu'un travail de rédaction. 

 

Avant de commencer, deux règles à savoir :

    • Il faut rédiger le résumé en faisant des paragraphes. Et la disposition en paragraphes doit parfaitement reprendre le plan du texte, ainsi si le texte à 7 paragraphes il est judicieux d'essayer d'en faire 7 aussi ou du moins de scander chaque idées ou unité de sens en un paragraphe précis. 
    • Conserver le même système d'énonciation. Dans le résumé on doit utiliser les mêmes pronoms et les mêmes temps verbaux que le texte d'origine. Par exemple, si le texte d'origine utilise la première personne du singulier ("je") et le présent de l'indicatif, le résumé fera de même. Il ne faut pas prendre de distance par rapport au texte : sont donc exclus tles formules du type "Selon l'auteur ..." ou "L'auteur dit que ...".

 

 

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III. Comment bien compter le nombre de mots ?

 

 

Pour bien répondre aux attentes du concours, encore faut-il bien savoir compter le nombre de mots, or ceci n'est pas si simple que cela en a l'air... Ici les apostrophes peuvent en effet jouer des tours. 

 

Les coucours s'appuient sur la norme imposée par le Bulletin officiel de l’Education nationale (n° 27-07/83) qui précise qu’il faut entendre par “mot”, « l’unité typographique limitée par deux blancs, par deux signes typographiques, par un signe typographique et un blanc ou l’inverse »

Autrement dit, un l' constitue un mot entier, ce qui est logique, puisqu'il s'agit là de la contraction d'un article ("le" par exemple), un c' pareillement, etc ...

 

 

Le Bulletin officiel précise aussi que "les lettres euphoniques ne comptent pas comme des mots". Mais qu'est-ce qu'une lettre euphonique ? 

 

Une lettre euphonique est une consonne qui sert à simplifier phonétiquement la juxtaposition de deux voyelles qui ne rend pas la prononciation facile. Les deux lettres euphoniques françaises sont le t et le l. Exemple : “m’aime-t-elle ?”, “dira-t-on ?”, ou encore “si l’on veut”.

 

Attention au l’ qui n’est pas nécessairement euphonique, en effet cela peut-être un pronom personnel et il compte alors pour un mot à part entière (exemple : “tu l’as mangé).

 

 

 

 

IV. Texte

 

 « (§1) Les Romains n’infligèrent la torture qu’aux esclaves, mais les esclaves n’étaient pas comptés pour des hommes. Il n’y a pas d’apparence non plus qu’un conseiller de la Tournelle1 regarde comme un de ses semblables un homme qu'on lui amène hâve, pâle, défait, les yeux mornes, la barbe longue et sale, couvert de la vermine dont il a été rongé dans un cachot. Il se donne le plaisir de l'appliquer à la grande et à la petite torture, en présence d'un chirurgien qui lui tâte le pouls, jusqu'à ce qu'il soit en danger de mort, après quoi on recommence ; et comme dit très bien la comédie des Plaideurs : ?Cela fait toujours passer une heure ou deux”2 .

 

(§2) Le grave magistrat qui a acheté pour quelque argent le droit de faire ces expériences sur son prochain va conter à dîner à sa femme ce qui s'est passé le matin. La première fois, madame en a été révoltée ; à la seconde, elle y a pris goût, parce qu'après tout les femmes sont curieuses ; ensuite, la première chose qu'elle lui dit lorsqu'il rentre en robe chez lui : ?Mon petit cœur, n'avez-vous fait donner aujourd'hui la question3 à personne ?”

 

(§3) Les Français, qui passent, je ne sais pourquoi, pour un peuple fort humain, s'étonnent que les Anglais, qui ont eu l'inhumanité de nous prendre tout le Canada4 , aient renoncé au plaisir de donner la question. Lorsque le chevalier de La Barre, petit-fils d'un lieutenant général des armées, jeune homme de beaucoup d'esprit et d'une grande espérance, mais ayant toute l'étourderie d'une jeunesse effrénée, fut convaincu5 d'avoir chanté des chansons impies6 , et même d'avoir passé devant une procession de capucins7 sans avoir ôté son chapeau, les juges d'Abbeville, gens comparables aux sénateurs romains, ordonnèrent, non seulement qu'on lui arrachât la langue, qu'on lui coupât la main, et qu'on brûlât son corps à petit feu ; mais ils l'appliquèrent encore à la torture pour savoir combien de chansons il avait chantées, et combien de processions il avait vues passer, le chapeau sur la tête.

 

 

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V. Remarques sur le texte

 

 

 • Voltaire est un écrivain philosophe. Mais l’on peut dire qu’il s’agit ici d’un texte à caractère plus littéraire que philosophique, au sens où Voltaire écrit de manière très fluide et non pas très structurée. Il n’y a pas d’articulation logique affirmée, pas vraiment de concepts en tant que tels, mais une trame très descriptive. Car il s’agit pour Voltaire dans cet article de dénoncer la torture, et la stratégie argumentative qu’il met en place afin de donner une définition critique de la torture, est de la raconter sous la forme d’un récit scandé d’ironie. Ainsi, dans le résumé du texte, il faudra prendre le même ton, la même plume légère et fluide, avec une dose d’ironie.

 

• Pourtant il faut bien se rappeler ici que Voltaire est à la fois écrivain et philosophe, du coup, le résumé devant aller à l’essentiel, l’essentiel ici est bien dans l’expression d’idées ou d’arguments plus que dans la forme très littéraire de son texte. Ne nous perdons donc pas dans une digression littéraire qui prendra trop de mots qui manqueront pour dire l’essentiel : le point de vue de Voltaire sur cet acte barbare qu’est la torture, et le cheminement qui est le sien pour parvenir à établir et démontrer cela... Mais d’une manière qui respecte sa plume littéraire.

 

• Par ailleurs, il faut ici préciser la stratégie argumentative ironique qui est celle de Voltaire. Au sein de sonr écit, Voltaire nous met face à une réalité de son temps, à cette idée qu'il considère comme abracadabrante mais pourtant bien admise, celle selon laquelle la torture est un acte de droit, donc n'est pas judiciairement condamnable. L'ironie se trouve alors dans le fait que Voltaire se joue de la justice malhonnête de son époque, eu égard à une justice digne de ce nom. 

 

Autre moyen pour Voltaire d'être ironique : déjouer le couple barbarie / civilisation, en inversant les valeurs. Autrement dit, Voltaire fait du barbare le véritable civilisé, parce que le barbare n'admet pas la torture... et revêt le civilisé du caractère de barbarie, eu égard à la torure qu'il autorise et légitime en son sein. L'ironie se fait donc criante par des oppositions que Voltaire déjoue : entre des pays dits barbares, comparés à la France civilisée d'une part, et entre le passé ou l'époque du Moyen-Âge, barbarie par excellence et son siècle, réputé comme étant civilisé ...

 

• Enfin on peut considérer que ce etxte de Voltaire est un véritable plaidoyer contre la torture et l'obscurantisme, et pour l'humanisme du siècle des Lumières. Il faudra donc que notre résumé, de manière sous-jacente, en vienne à démontrer cela aussi. 

 

 

 

 

VI. Travail d'analyse, trame du texte

 

 

A. La torture mise en récit 

 

1) La violent inouïe de la torture. 
Description de faits précis, qui met en valeur la disproportion à l'oeuvre dans l'acte de torture. 

 

 

2) le "droit à la torture", un paradoxe

 

• inhumanité de la torture

• banalisation de la torture du fait qu'elle est ancrée dans le droit 

 

 

B. Dénonciation de ce doux pays qu'est la France comme une civilisation de barbare

 

1) Comparaison avec les autres pays 

Les autres pays, la Russie et l'Angleterre, censés être barbares par excellence, s'avèrent plus civilisés puisque eux n'utilisent pas la torture. 

 

 

2) Comparaison entre les autres époques 

Retour au Moyen-Âge, époque de barbarie ultime, en régression par rapport à l'Antiquité, le premier âge de la belle humanité, qui était beaucoup plus juste et vertueux que les siècle des Lumières. 

 

 

 

C. Un plaidoyer humaniste 

 

1) Remise en question de ce qu'est et doit être une véritable civilisation 

Ce n'est pas le superciel et l'apparat (cuisine, mode) qui amènent la vraie civilisation, mais le fondamentale et le grave (le droit). 

 

 

2) Un texte digne des Lumières 

Voltaire le libre penseur, le penseur humaniste, le philosophe. 

 

 

 

 

VII. Résumé en 200 mots (+/- 10%)

 

 

Ce qui ci-dessous est écrit en couleur verte ne doit pas apparaître sur le résumé final, mais doit vous aider pour votre brouillon afin de bien répartir le résumé selon le nombre de mots que l'on vous demande. 

 

§1-2. Tout comme les Romains à leur époque avec les esclaves, les juristes de notre siècle, parce que la torture est ancrée dans leurs mœurs et pratiques, ne considèrent pas les hommes comme des êtres humains dignes de ce nom mais comme des bêtes de laboratoire ou de spectacle que l’on torture avec plaisir, pour passer le temps. (57)

 

 La torture est devenue ici un droit que l’on peut acheter comme on achèterait un poulet au marché et l’on en parle comme de la pluie et du beau temps dans les maisonnées. (90)

 

§3-5. Pourtant, notre beau pays français revendique haut et fort son [100] esprit de civilisation et de loyauté, en s’étonnant de la barbarie de nos voisins les Anglais ou les Russes. Nous ne voyons pas que nous sommes pires, car eux ne pratiquent pas cet acte inhumain qu’est la torture. (140)

 

§4-5. À quoi bon briller dans toute l’Europe par notre [150] culture, notre littérature, nos théâtres, notre cuisine ou notre élégance, quand ces derniers ne font que cacher, derrière leurs aspects de civilisation subtile, grande et raffinée, la pire des cruautés ? (180). La grandeur d’une civilisation ne se fonde pourtant pas sur de tels apparats mais se distingue sur la valeur de ses droits. [203]

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