Les secrets de la station spatiale internationale

Les secrets de la station spatiale internationale

19 Décembre 2016 | Romain Proton | 0 commentaire

Les secrets de la station spatiale internationale

Depuis le 20 Novembre dernier, Thomas Pesquet se déplace en orbite autour de la Terre et nous fait régulièrement découvrir des images exceptionnelles. La station dans laquelle il se trouve est, quant à elle, dans le ciel depuis maintenant dix-huit ans. Zoom sur une avancée technologique qui ne cesse d'évoluer. 

 

Les données chiffrées de l'ISS

Le station spatiale internationale se situe à une altitude comprise entre 360 et 400 kilomètres. Sa vitesse moyenne est de 27 600 km/h, ce qui lui permet de faire le tour de notre planète en quatre-vingt-dix minutes.

Elle suit son chemin en alternant 45 minutes au Soleil, puis 45 minutes d'obscurité, le tout 16 fois par jour. 

La station mesure 109 mètres de long, 73 mètres de large, et représente 388 mètres cubes de volume habitable. Elle pèse 419 tonnes.

L'ISS a pour principale fonctionnalité d'être un laboratoire dans lequel sont réalisées des centaines d'expériences. Parmi les domaines de recherche, on retrouve la santé et la médecine, la physique des fluides, les matériaux et bien d'autres.

Cinq agences spatiales cogèrent la station, mais quinze pays la financent. Le coût est aujourd'hui estimé à 150 milliards de dollars.

La station héberge actuellement six astronautes. Trois spationautes laissent leur place à trois autres spationautes tous les six mois.

En tout, 228 personnes ont séjourné à bord de l'ISS, dont 143 astronautes américains et 47 cosmonautes russes.

Thomas Pasquet est le quatrième astronaute français a séjourner dans la station, succédant à Claudie Haigneré, Philippe Perrin et Léopold Eyharts.

 

 

Des modules assemblés sur plusieurs années

L'ISS comporte des dizaines de modules assemblés entre 1998 et 2011. Il s'agit de l'objet le plus compliqué et le plus important assemblé dans l'espace.

Le premier module de la station, Zarya, prend en charge l'alimentation électrique, la régulaion termique, ainsi que la navigation, la propulsion et les télécommunications de la station.

Le second module, à être envoyé dans les étoiles et ainsi s'accrocher à Zarya, est un module de type noeud car il permet la connexion de six autres modules.



 

 

En 2007 et 2008, les laboratoires russes (Harmony), européens (Columbus) et japonais (Kibo) viennent se greffer à la station.

En 2009, la pièce maîtresse de la Station est installée. Elle comporte onze segments, parmi lesquels les modules, les ports d'amarrages, le système d'entretien mobile, les panneaux solaires et quelques plateformes externes. En 2010, un dernier module (Tranquility) et la coupole viennent s'ajouter à la station.

 

 

 

Une station qui ne cesse de se renouveler 

Le 13 janvier 2017, Thomas Pesquet effectuera sa première sortie dans l'espace. Il installera de nouvelles batteries afin de permettre à la station de ne jamais manquer d'électricité.

Actuellement, la station spatiale internationale requiert environ 0,75 W de puissance pour chaque mètre cube de la station spatiale. Ceux-ci sont fournis par huit panneaux solaires, faisant chacun 34 mètres de long pour 12 mètres de large. Ces panneaux s'avèrent inutiles lorsque la station est plongée dans l'obscurité.

De surcroît, plusieurs instruments ont été mis en place peu à peu. Par exemple, Rapidscat est un diffusomètre utilisé pour les prévisions météo et à l'étude du climat. En effet, il mesure vitesse et la direction du vent près de la surface des océans. Meteor est une caméra HD qui filme les météores qui entrent dans l'atmosphère terrestre. Elle arrive à détecter leurs propriétés physiques, ainsi que leur composition chimique. Opals sert à la transmission de données par laser et de communication optique entre la Station et la Terre. Le débit esr de 50 Mbits/s.

 

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